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  • : °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Carnet de voyage de l’artiste, Valérie Anne Bertin.
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Mardi 11 septembre 2007
Arrivée chez Koichiro
Remerciements
Tout d’abord, je tiens à remercier Pierre, que j’adore depuis l’autre bout du monde où l’on a la tête en bas. Merci donc Pierre pour ce formidable blog que tu entretiens si bien malgré la distance qui nous sépare. Et vive Internet !!! Kanpai ! (Tchin !)
Koichiro Sama,
Je viens d’emménager chez Koichiro, j’ai vraiment super bien dormi jusqu’à 11h. Hier soir, Koichiro m’a invité dans un très bon restaurant japonais, il a commandé trop de nourriture… Du tofu cru qui ressemblait à du flan, du tofu frit, du poisson cru, des raviolis chinois, des nouilles de sarrasin, des œufs de saumons, du riz, de la salade, du gâteau au sésame, de la bière, du vin parfumé aux prunes et du thé. J’ai pu goûter à tout, c’était vraiment une fine cuisine, dans un cadre très agréable : Nous étions dans une petite pièce toute en bois où il n’y a de place que pour une table et deux banquettes.
Chez Koichiro c’est très grand pour un appartement de Tokyo. Grand et vide parce qu’il vient juste d’emménager. Je l’ai d’ailleurs aidé à monter sa table qu’il avait achetée quand il était en France. Une table en pin ronde, tout ce qu’il y a de plus simple.
J’ai attendu une bonne partie de l’après-midi un monsieur qui devait venir installer Internet et qui était en fait venu avant le rendez-vous, comme par hasard quand j’étais sortie faire des courses. Comme quoi, ça n’arrive pas qu’en France…


koich.jpg




Sceau de banque
Koichiro a, comme tous les Japonais ayant un compte en banque, un sceau qui lui est attribué et dont il se sert pour les papiers officiels. J’en veux un moi aussi !


tampo.jpg



Chez Hoshi comme chez Koichiro, les salles de bain sont entièrement hermétiques. On peut les comparer à nos douches de piscines. On prend sa douche à même le sol, la baignoire ne servant qu’au bain. C’est alors pratique de ne pas avoir besoin de faire attention si l’on met de l’eau partout.


bain.jpg
La cuisine japonaise
Adaptée à leur nourriture, elle n’est pas très pratique si l’on veut réchauffer une pizza, manger des lasagnes ou cuire un gâteau puisque les fours sont rares. Les Japonais ont à la place une sorte de gril qui sert uniquement pour le poisson. Heureusement, ils cuisinent surtout au gaz, et, comme j’ai emmené ma poêle, j’ai pu faire pour ce soir des galettes et des crêpes. Ce fut difficile, mais nous avons quand même trouvé de la farine de sarrasin appelée ici sobako. Koichiro s’est régalé, il a mangé quatre galettes et trois crêpes, quand même, on ne peut pas dire qu’il n’aura pas fait honneur à ma cuisine !!!
Un petit détail, si en France, on utilise la hotte pour enlever les odeurs, ici, on l’utilise aussi pour faire partir la chaleur.
Les prises électriques japonaises n’ont pas les mêmes formes qu’en France, j’aurais dû prévoir que le voltage n’est pas le même. Heureusement, le chargeur de mon appareil photo numérique japonais est conçu pour s’adapter au Japon. J’ai donc acheté ce soir au Bic Caméra (grande chaîne de magasins d’électronique) de Tachikawa une prise qui permet à mon appareil de se charger. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour mon vieil épilateur. Deux solutions : soit j’achète un  transformateur qui coûte  5000 yens (environ 30 €), soit je rachète un autre épilateur, en faisant bien attention à ce qu’il puisse fonctionner sur le sol français. Vu la vétusté de l’appareil, le choix est vite fait.

Ordinateurs portables et Internet :
Nous sommes restés longtemps à Bic Camera parce que je voulais m’acheter un ordinateur. Ceux-ci font entre 90 000 et 140 000 yens (entre 500 et 900 €) (pour convertir les yens en euros, voir le site http://haiou.online.fr/files/convertisseur.php)
Finalement, Koichiro m’a dit qu’il me prêterait son ordinateur, je verrai donc ça plus tard. Mais, s’il vous plaît, quand vous m’envoyez un mail, ne mettez pas d’accent, ni de cédille ou de tréma, ça se transforme en kanji (symboles chinois) à la réception…


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Mercredi 12 septembre 2007
Ryogae, bureau de change
Wahou ! Je ne sais pas si c’est le décalage horaire, mais aujourd’hui, je me suis réveillée à 13h15. Il faut dire aussi que j’ai fait une insomnie à 4h du matin…
Cet après-midi, je suis retournée à Tachikawa pour échanger mes euros en yen. C’est apparemment difficile de faire le change ici. En passant dans une rue, je me suis arrêtée à un centre culturel pour proposer mes services. Il faut que je réponde à une suite de questions en japonais… Merci Koichiro d’être-la !
Arrivée à Tachikawa, j’ai été obligée de faire le tour de la gare avant que quelqu’un daigne répondre à ma question, à savoir où se trouve le bureau de change dont je n’avais que l’adresse. Ça m’a un peu vexée, surtout que c’est la première fois que ça m’arrive depuis que je suis à Tokyo. D’habitude les gens sont très aimables. En cherchant par moi-même, je suis tombée sur les bureaux de Berlitz, institut de langue à qui j’ai proposé mes services et ils m’ont indiqué la route à suivre pour aller jusqu’au bureau de change.
Au bureau de change, la dame m’a gentiment expliqué qu’elle n’avait pas assez de yens pour changer la totalité de mes euros, je dois donc y retourner demain.
Mais elle m’a échangé suffisamment d’argent pour que je puisse acheter ce que je voulais (du matériel de peinture, un nouvel épilateur, et de la nourriture).
saitoooo.jpg

Ce soir j’avais rendez-vous avec Saito. Un jeune artiste de mon âge très gentil, mais qui est arrivé avec deux heures de retard à notre rendez-vous. Résultat, il est arrivé vers minuit et il n’y avait plus de trains pour qu’il puisse rentrer chez lui ensuite. Il m’a expliqué qu’il ne dort que trois heures par nuit en moyenne et qu’il peut dormir, s’il le souhaite, à son travail. Nous avons donc discuté en anglais, français et japonais dans un bar jusqu’à 3h du matin, puis nous sommes allés dans un cybercafé comme on voit à la télé. Nous étions dans une pièce privée avec des tas de mangas à lire, des boissons sans alcool à volonté, des magazines, la télé, la playstation II (je n’ai pas vu s’ils avaient des jeux) et, bien sûr, un ordinateur avec Internet, le tout pour seulement 450 yens de l’heure…
Il m’a montré ses derniers montages vidéo, je lui ai présente Ryoko puis nous nous sommes quittés sur une étreinte à 4h30 du matin en se promettant d’aller ensemble peindre un temple de Tokyo qu’il affectionne.
Jeudi 13 septembre 2007
Bureau de l’immigration
Oui, bon, c’est un peu normal de se réveiller encore à 13h après la nuit passée.
Aujourd’hui j’ai rendu mon document vers 14h au centre culturel et j’ai voulu aller au bureau de l’immigration car ils doivent (apparemment) me donner une carte de séjour. Bon, tout d’abord Koichiro avait lu la carte à l’envers donc je suis partie dans le mauvais sens. Au bout d’un quart d’heure de marche, je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas. J’ai donc demandé confirmation à un passant. Il fallait que je passe de l’autre côté de la gare. Comment faire ? Pas de pont ni de passage souterrain ! Une dame m’a gentiment accompagnée à l’entrée de la gare pour que j’obtienne une sorte de laissez-passer appelé tsukosho pour pouvoir la traverser sans avoir à composter un billet.

Arrivée de l’autre côté, j’ai demandé mon chemin à une vendeuse, elle est allée trouver un policier qui m’a donné un plan du quartier et toutes les explications nécessaires pour me rendre à ce bureau de l’immigration. Au bout d’une demi-heure de marche et avec l’aide de plusieurs passants et autres employés communaux, j’ai fini par arriver à 16h20 pour m’entendre dire : “It’s closed”, j’insiste un peu quand même en expliquant ma longue marche pour arriver jusque là et heureusement que j’ai insisté, parce qu’il m’a alors dit que, comme je suis là pour longtemps, ce n’est pas ici que je dois me faire “enregistrer”, mais de l’autre côté de la gare, complètement à l’opposé de Kunitachi.
Les pieds en feu dans mes pauvres tongs (qu’on appelle pas Tong ici mais Zori), je suis donc repartie pour une bonne demi-heure de marche encore avant d’arriver à l’appartement de Koichiro où, à même le sol, je pouvais admirer la parité parfaite de mes cloches aux pieds. (en Belgique on dit cloche, si si !)

carte-yes.jpg
Vendredi 14 septembre 2007
Bureau de l’immigration, suite.
Pour une fois, ce matin, je me suis réveillée à 8h. Pourvu que ça dure…
Bien réveillée, j’ai donc pris toutes mes affaires pour aller jusqu’au bureau de l’immigration et en profiter pour faire le jinjya (à prononcer djindja) qui est à côté.
Le bureau de l’immigration se trouve à l’hôtel de ville.
Les bureaux de l’hôtel de ville sont assez surprenants parce que les différents services ne sont pas séparés par des murs. C’est une espèce d’immense pièce, grande comme un hangar, dans laquelle sont installés des bureaux séparés par des séries d’étagères. Étant la seule étrangère dans le service, je n’ai pas eu à attendre et je devrais récupérer ma carte de résident dans un mois.


imigration.jpg
Prenant mes précautions avant de partir peindre, je suis allée aux toilettes. Et là, sur la gauche des WC, se trouvait la petite boite que vous pouvez voir sur la photo.
Pensant que c’était la chasse d’eau, j’ai appuyé dessus, et, oh surprise, de la petite boite sortait un enregistrement de bruit de chasses d’eau sans que la chasse d’eau ne fonctionne. Sans doute que certaines Japonaises, ayant le pipi timide, utilisent cette petite boite magique… Les Japonais ne cesseront jamais de me surprendre…



 
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