Aujourd'hui je suis allée au jardin public où j'ai dessiné ce vestige. Après l'avoir aquarellé, je réalise que cette porte qui avait été si longtemps fermée est symbolique. Je médite quelques instants en la regardant. Si je la passe, alors je fais le serment de n'avoir qu'un seul maître, l'art, et de lui rester fidèle jusqu'à la fin de ma vie. Je prends conscience de ce que cela implique. Je la regarde solennellement, avance, un scanner me traverse au moment du passage, ça y est je l'ai passée.
A côté de la porte, un panneau sur lequel est écrit ceci :
L'église Saint-Jean surplombe le jardin public. C'est la seule des trois églises de Lamballe qui ait été construite pour desservir la paroisse de Lamballe. Les deux autres, plus anciennes, furent construites par les moines (église prieurale Saint-Martin, devenue paroisse au XVIe siècle), et les seigneurs (collégiale Notre-Dame).
Une église pour la paroisse Avant la construction de l'église Saint-Jean, les bourgeois se rendaient à l'office à la collégiale sauf en temps de guerre. Pendant la guerre de Succession, au milieu du XIVe siècle, il était impossible aux paroissiens d'accéder à la collégiale car l'enceinte du château restait close. Cette contrainte est sans doute à l'origine de la construction d'une troisième église, l'église Saint-Jean.
Une porte sans attache La porte qui trône au milieu du jardin public est celle de l'entrée du couvent des Augustins. Fondé au début du XIVe siècle, ce couvent s'étendit dans de vastes bâtiments. Après la Révolution, le couvent fut transformé en caserne puis en entrepôt et en école, avec un local pour la justice de paix avant d'être démoli en 1878. Cet édifice n'était pas situé sur cette bande de terre inondable où est actuellement la porte. Il se situait dans la ville, face à l'actuelle mairie. La porte a été transféré ici pour agrémenter la promenade !